L'environnement


Nous sommes devenus aveugles…et sourds.

  En effet, nous sommes devenus aveugles à la beauté simple, fondamentale et universelle d’une Nature qui ne nous demande rien de plus que de la respecter.
  Nous sommes devenus sourds aux avertissements que la Planète nous adresse. Parfois par méconnaissance, souvent, il faut être honnête, par fainéantise tant intellectuelle que pratique.
Le temps s’accélère et nous cheminons au travers de nos incarnations sans plus prendre le temps de la contemplation. 
Sans plus prendre le temps de l’apprentissage par l’observation directe de la nature devant sa porte, sur son trottoir, dans son jardin.
Prendre le temps de la lecture d’un paysage, au cours d’une promenade ou simplement en sortant devant chez soi. 

Sans plus prendre le temps « d’être »

Prendre le temps d’écouter et pourquoi pas répondre à la facétieuse et bavarde Chouette Chevêche qui se rit de la lumière diurne, s’étonner du dynamisme inaltérable de la petite Mésange Bleue, du Roitelet plus économe, du bruit des élytres du Bourdon terrestre et de sa course au pollen ou de sa cousine l’Abeille Charpentière, cette grosse mouche noire irisée de bleu électrique, mouche qu’elle n’est pas, bien-sûr et qui, au demeurant, s’avère parfaitement inoffensive, mais aussi de la curiosité du Lézard des murailles très présent à Saint Ciers.

  Mais pourquoi ne pas s’arrêter pour sentir une fragrance transportée par le vent. Faire l’effort de se baisser pour sentir une fleur, même la plus discrète, un geste de simple humilité qui en dit long sur notre relation à la vie ne serait-ce que celle d’une plante. 
Avez-vous pris le temps de contempler la danse envoutante des Milans noirs au-dessus du village de Saint Ciers dès les beaux jours revenus ?
Ou encore osez toucher, caresser l’écorce d’un arbre. S’en approcher et sentir. Les odeurs sont de fabuleux vecteurs d’informations. Laisser sa peur du ridicule de côté et enserrer le tronc d’un autre. Savourer au travers du contact simple à ces êtres vivants ce moment de connexion et de plénitude.
Peut-être est-ce là l’occasion de conscientiser cette vérité fondamentale : la vie ne se limite pas qu’à notre nombril et à nos égaux démesurés.
Je vous assure que l’on peut se sentir vraiment et enfin exister par-delà nos objets de consommation.
Peut-être avez-vous eu la chance d’observer quelques, devenues si rares, vers luisants au débouché du printemps ? Oui ? Vous êtes chanceux.

  Une étude, qui vient de paraître, fait état de la disparition de 95% des insectes en Allemagne. 95% ! Mais l’étude n’ayant pas été conduite en France, il est fort à parier qu’il en va de même dans l’hexagone ou peu s’en faut.
Les raisons, tout le monde les connait. C’est une véritable catastrophe pour la nature elle-même, mais également pour l’agriculture qui se voit démunie de ces pollinisateurs et de ces auxiliaires de culture. 

La biodiversité n’est pas un vain mot. Elle définit un équilibre naturel.

  Savez-vous combien de plantes médicinales et comestibles habitent encore nos paluds comme à Pinchaud dans les « bas » de Saint Ciers, nos bords de chemins, nos bois et nos vallons canessois ?

Et pourtant Dieu sait qu’à Saint Ciers de Canesse et aux alentours le paysage que nous offre notre balcon sur l’estuaire, notre ‘petite Suisse’, nos hameaux, mais aussi nos ruines sont riches de beautés et d’enseignements.

Nous cherchons à nous rassurer en nous entourant de haies taillées au cordeau, de pelouse tondues et arrasées comme une moquette de salon. Nous laissons nos fruits se perdre dans nos vergers. Nous paniquons à la simple idée de trouver ça et là quelques herbes, plantes ou organismes que nous qualifions même de « mauvaises herbes » en lieu et place d’un environnement extérieur que nous idéalisons stérile comme le carrelage de notre salle de bain.
Nous imposons un éclairage public a des heures indécentes pour simplement éclairer sa voiture ou je ne sais quel « objet » délivré par la société de consommation avide de paraitre au détriment de l’être.
Bref, nous nous sommes laissé envahir par une peur surnaturelle que le ciel ne nous tombe sur la tête en repoussant notre folie schizophrène jusqu’aux limites de l’annihilation de tout organisme qui aurait la mauvaise idée de s’inviter dans notre périmètre vital stérilisé.
Cette peur, d’ailleurs, en ce qui concerne le ciel, ne saurait éviter le danger vis-à-vis des forces en jeu qui dépassent, et de beaucoup, le genre humain.

L’avenir est dans le génie de la simplicité et l’élégance de la sobriété 

  Quoiqu’il en soit, ne serait-il pas temps de changer notre regard sur notre environnement ? Ne serait-il pas temps de revoir le logiciel de nos consciences et changer de paradigme ?
Ne serait-il pas temps de retrouver le plaisir simple d’exister au sein d’une communauté de personnes, au sein d’un environnement qui n’est pas avare de beautés simples qui s’adressent directement à nos cellules et à notre psyché névrotique car privée de ces fondamentaux : la relation à son environnement. Une relation vertueuse déshabillée de tout « retour sur investissement ». La contemplation permet cette relation.

Nous avons la chance, perchés sur nos 45°04’58’’ de latitude Nord de détenir encore un environnement, une nature riche, même si le paysage a été depuis longtemps déjà redessiné par l’homme et ces activités.
Même le ciel nocturne Canessois affiche une pollution lumineuse encore contenue, nous permettant de contempler avec émotion, par exemple en ce mois de décembre après le coucher du Soleil vers 21h en direction du sud-sud-Est, la magnifique constellation d’Orion avec juste au-dessus la constellation du Taureau au moment même où la constellation de la Grande Ourse tangente l’horizon Nord.
Croyez moi, ça n’est plus donné à tout le monde dans nos contrées occidentales du fait des pollutions lumineuses ou/et chimiques qui ont littéralement « éteint » le ciel. Certes le halo lumineux de Bordeaux et du Bec d’Ambès est très présent sur l’horizon sud-Est, mais lorsque la couverture nuageuse le permet, le reste du ciel est d’une remarquable limpidité.
Tout cela, il faut savoir l’apprécier... et le protéger.

L’éducation est le ferment de notre rapport à nous-même, aux autres et à la nature

Mais vous savez que pour aimer et protéger, il convient de comprendre. C’est la raison pour laquelle nous entourerons notre démarche d’un cadre pédagogique en direction des enfants du regroupement scolaire Saint Ciers/Villeneuve autant qu’en direction de la population.
Nous vous proposerons, par exemple, une journée ou une après-midi publique de découverte des plantes sauvages alimentaires et médicinales vraisemblablement dans le périmètre du village avec départ de la place du village. Vous en serez avisés en temps opportun par le « P’tit Saint Ciers », le site Web et le panneau lumineux du village.
Nous proposerons également des ateliers pédagogiques sur l’Environnement pour les élèves (plutôt à partir du CE1) du regroupement.
A votre intention, encore, une journée de rencontres autour du thème de « la soupe », vraisemblablement en début d’automne. Soupes paysannes, soupes de légumes, soupes ou veloutés, de recettes familiales, traditionnelles ou plus contemporaines. Elles seront toutes prétexte à se retrouver autour de la convivialité du partage d’un bol chaud de produits de la nature que vous aurez préparé.

C’est la motivation qu’affiche votre Conseil Municipal au crépuscule de l’année 2017 et à l’aube de la nouvelle année 2018 : se mobiliser pour la préservation de notre environnement, de notre patrimoine, pour le retour à une convivialité de bon aloi où s’exprime la joie d’être ensemble dans une Nature retrouvée.

  Vous découvrirez au fils des mois qui vont suivre des actions fortes et engagées, durables et vertueuses autant que sobres en direction de la préservation et de la valorisation de l’environnement, du patrimoine, du bien-être et du bien vivre à Saint Ciers de Canesse.

Montrer l’exemple 
  Oserai je vous faire part de ma petite expérience ?
Oui ? Vous êtes gentils.
Plus qu’un ‘spécialiste’, je suis un passionné. Ou plutôt, pour être plus exact, un amoureux des interrelations naturelles. L’ethnobotanique, l’astronomie, la géologie, l’histoire de la Terre et de l’Univers font plus que m’interroger et je ne les dissocie pas.
Bon, bref, vous avez raison, qu’en est-il pratiquement ? Car à notre échelle individuelle on peut faire beaucoup. Voici un petit exemple :
  En semant de la prairie fleurie de vivaces au printemps 2017 sur mes 800 m², une diversité et une quantité à peine croyable d’insectes, d’invertébrés, et autres mais également d’oiseaux se sont invités là où je ne les avais pas observés depuis mon installation au village.
Il aura donc suffi d’observer, de comprendre l’équilibre naturel, de s’affranchir de tout pesticides agro-chimique et de corriger très simplement le biotope. De répondre aux besoins. C’est tout ! C’est aussi simple que cela. Bien sûr, si mes voisins font la même chose, la démarche vertueuse aura plus et plus…et plus d’impact. C’est l’effet papillon. Ce que j’induis ici aura un effet plus loin. On commence. On impulse. On donne l’exemple.
Certes, mon jardin n’est pas mené au cordeau et « André Le Nôtre » se retournerait vraisemblablement dans sa tombe. Ça non, ça n’est décidément pas un jardin à la française, loin de là ! C’est devenu un « Oasis Nature ». Il est encore perfectible. Mais cela fait partie du ‘deal’ (et du plaisir) que d’apprendre toujours et encore.

La joie est notre bien suprême 
Mais quelle paix ! Quelle joie ! quel bonheur ! de partager mon espace de vie avec tout ce petit monde et de le faire partager à mes visiteurs.
Quelle joie et quelle fierté d’arriver à construire des écosystèmes viables et durables.
On dirait que chaque fleur, chaque insecte, chaque oiseau syntonise avec chacun des constituants de l’Oasis.
Les Abeilles, par exemple, et de toutes espèces, étaient totalement frénétiques avec l’abondance et la diversité de fleurs. Je n’avais jamais vu cela. Je vous assure. Comme un pirate qui arriverait dans la caverne d’Ali Baba et ne saurait plus où donner de la tête.
Qui plus est, j’ai économisé énormément de temps, d’énergie personnelle et d’essence (donc d’argent) en ne tondant plus tout et tous les 4 matins. Et je ne parle pas de la diminution des nuisances sonores avec le rotofils et autre tondeuse.
Bien sûr, je tonds encore un peu mes accès et cheminement, mais infiniment moins qu’avant.

La coopération est la condition incontournable du changement
 Certes, tout seul, je suis comme le Colibri qui ne pèse que quelques milligrammes.
Mais d’ailleurs connaissez vous la légende Amérindienne du « Petit Colibri » ?
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. 
Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! "
Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."
  Chacun est à la quête d’un sens à donner à sa vie. N’est-ce pas là une magnifique occasion de s’en doter ne serait-ce qu’en partie, en attrapant à bras le corps cette opportunité vertueuse de devenir un « petit Colibri » ?

Nous vous invitons sans modération à retrouver, avec nous, la vue et l’ouïe et réapprendre à nous autorisez, les uns et les autres à contempler et à aimer autant qu’à pratiquer la seule chose dont nous ayons réellement et fondamentalement besoin, celle sans qui nous n’existerions pas, il serait bon de ne plus l’oublier, la Nature respectée et préservée.

Décembre 2017,
 Jean-Louis LEFEVRE, 
Président de la Commission N°7 « Environnement, Ecologie, Cadre de vie »


Les gestes écologiques au travail pour la préservation de l’environnement


La mise en place de pratiques respectueuses de l'environnement au sein de votre entreprise est parfaitement réalisable. Dans un premier temps, vous pourriez envisager de partager vos trajets avec des collègues vivant à proximité, ce qui aurait pour conséquence de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre résultant des déplacements en voiture, tout en divisant les coûts. De plus, pour réduire la consommation énergétique dans vos locaux, l'adoption de l'éclairage LED représente une option avisée, étant à la fois plus économe en énergie et durable dans le temps. Il est également recommandé de gérer de manière responsable le chauffage et la climatisation, d'éteindre les ordinateurs et les équipements pendant la nuit, et de mettre en place un système de recyclage pour les déchets en papier et en carton. Ces actions contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de votre entreprise, réduisant ainsi l'impact de ses activités sur l'environnement.


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